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c’est le nombre de femmes transfusées en moyenne durant une hémorragie de la délivrance

COMME AURÉLIE, ENTRE 5 ET 10 % DES PARTURIENTES SONT VICTIMES D’UNE HÉMORRAGIE DE LA DÉLIVRANCE. LA TRANSFUSION LEUR EST PARFOIS INDISPENSABLE POUR RÉCUPÉRER, C’EST CE QUE NOUS EXPLIQUE GWENNAELLE SALMON, SAGE-FEMME DEPUIS PRÈS DE VINGT ANS.

GWENNAELLE SALMON, 45 ANS, SAGE-FEMME LIBÉRALE DEPUIS 2020, APRÈS AVOIR EXERCÉ 16 ANS À LA MATERNITÉ DE LA PITIÉ-SALPÊTRIÈRE, À PARIS.

« L’hémorragie de la délivrance, qui se produit dans 5 à 10 % des accouchements a malheureusement tendance à progresser parce que les facteurs de risque, comme le surpoids ou les utérus cicatriciels, progressent aussi. Mais c’est quelque chose que les sages-femmes maîtrisent bien. On juge qu’il y a hémorragie, à partir d’1/2 litre à 1 litre de sang perdu.

Le gynécologue se déplace alors pour vérifier qu’il n’y a pas de déchirure. Pour arrêter l’hémorragie, on place un ballon de Bakri dans l’utérus et on administre de l’ocytocine pour l’aider à se rétracter, tout en surveillant le taux d’hémoglobine. S’il passe par exemple de 12 g/dl à 6, on transfuse. C’est le cas une fois sur 10. Mais l’hémorragie de la délivrance n’est pas le seul moment où l’on travaille avec l’EFS. Pendant la grossesse, l’EFS établit la carte de groupe et identifie un éventuel sang rare. Dans ce cas, une poche sang est systématiquement prévue le jour de l’accouchement.

C’est le cas aussi pour les patientes à risque, celles qui ont, par exemple, déjà subi plusieurs césariennes. Tout au long de sa grossesse, on surveille aussi que la patiente ne soit pas anémiée. Puis, quand il y a eu transfusion, c’est à la sage-femme libérale de suivre la maman après son retour au domicile. Depuis que j’exerce ainsi, je demande à chaque patiente concernée de me montrer son compte rendu d’intervention et son bilan transfusionnel. Pour éviter le risque de rejet, je vérifie qu’elle a bien fait le suivi de ses anticorps. Je lui prescris aussi du fer pour l’aider à se remettre. Enfin, certaines jeunes mamans transfusées ont parfois subi un choc. Nous sommes aussi là pour les accompagner. »

« L’hémorragie de la délivrance n’est pas le seul moment où l’on travaille avec l’EFS. Pendant la grossesse, l’EFS établit la carte de groupe et identifie un éventuel sang rare. »

Gwennaelle Salmon, sage-femme
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Médecin de collecte, responsable de la maison du don de Quimper (EFS Bretagne)

« En tant que médecin, sauver des vies est le fondement même de mon métier. Un métier qui prend encore plus de sens à l’EFS alors que, paradoxalement, je suis entourée de personnes en bonne santé et non de malades. Mais ces personnes, ces donneurs, qui font un geste gratuit et solidaire, sont altruistes et généreuses. C’est une des raisons pour lesquelles j’aime beaucoup les accueillir et surtout leur donner envie de revenir. Je leur demande ce qui les motive. Aux jeunes, j’explique la beauté du geste et leur rappelle qu’avec chaque don on sauve trois vies. Je les invite tous à y penser, à penser aux malades qui vont recevoir leur sang. C’est en y repensant moi-même, chaque jour, que je me sens vraiment utile. C’est pour cela que je suis toujours ici, depuis treize ans. »

« C’EST FORMIDABLE D’ÊTRE ENTOURÉE DE TOUS CES DONNEURS EN BONNE SANTÉ QUI FONT UN GESTE GRATUIT ET SOLIDAIRE POUR SAUVER DES VIES. »

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promesses de don recueillies par les élèves du collège Anne-Frank à Morières-lès-Avignon, en 2019

COMME FLORIAN, 1 GARÇON SUR 100 000 NAÎT CHAQUE ANNÉE EN FRANCE AVEC LE SYNDROME DE WISKOTT-ALDRICH (WAS). S’IL A EU LA CHANCE DE RECEVOIR UNE GREFFE DE MOELLE OSSEUSE, IL EST IMPORTANT DE SENSIBILISER LES DONNEURS DE DEMAIN. C’EST UNE DES MISSIONS DE GHYSLAINE DUPONT, PROFESSEUR DE SVT.

GHYSLAINE DUPONT, 40 ANS, PROFESSEUR DE SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE (SVT) AU COLLÈGE ANNEFRANK À MORIÈRESLÈS- AVIGNON (VAUCLUSE).

« Avec mes collégiens et quelques collègues, nous organisons, depuis 2015, un grand jeu autour du don de sang. Projet de plus en plus ambitieux au fil des années. Tout a commencé par une demande de l’EFS qui nous a proposé de faire circuler des promesses de don parmi nos élèves pour qu’ils recrutent des donneurs parmi leurs proches. Comme je travaillais avec mes 5e sur l’apport du dioxygène et des nutriments aux cellules, cela m’a paru une bonne occasion. Cette année-là, nous avons recueilli une vingtaine de promesses de don. Les années suivantes, nous sommes allés plus loin.

Avec un défi interclasses, une collecte dans l’établissement et des élèves pour accueillir les donneurs. Bilan : 190 promesses en 2017, 235 en 2018, 305 en 2019 et jusqu’à 145 poches prélevées. Cette année, le défi s’est corsé avec une « enquête policière » autour du don de sang que j’ai conçue avec ma collègue de physique, Stéphanie Blanc,pour que nos 3e puissent approfondir leur programme de SVT et de chimie. Centrée sur la disparition d’une pochette contenant les documents indispensables à une collecte de sang, cette enquête, qui s’étendait sur une grande partie de l’année scolaire, se composait d’énigmes mêlant de la génétique, de l’immunologie, et des réactions chimiques mais aussi de l’anglais et du français. À aucun moment, les élèves n’ont imaginé que c’était un jeu : ils ont vraiment cru que tous les indices étaient vrais ! La collecte s’est tenue mais sans les élèves, à cause de la crise sanitaire.

Depuis cinq ans, cette initiative a sensibilisé beaucoup de jeunes à l’importance du don de sang mais aussi à ses valeurs, tout en développant leurs connaissances. Certains seront, je l’espère, de futurs donneurs car ils sont très réceptifs à cet âge-là. Je remercie ma direction qui soutient ce projet depuis le début et les équipes de l’EFS grâce auxquelles nous avons pu conduire ces opérations. À peine le confinement terminé, ils m’ont déjà relancée pour planifier l’édition de l’année prochaine. »

« Depuis cinq ans, cette initiative a sensibilisé beaucoup de jeunes à l’importance du don de sang mais aussi à ses valeurs, tout en développant leurs connaissances. »

Ghyslaine Dupont, professeur de SVT
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Magasinier à Fort-de-France (EFS Martinique)

« Je suis magasinier ici depuis 2008. Mon travail consiste, entre autres, à réceptionner les réactifs et les consommables, puis à approvisionner les labos et à mettre à jour le fichier des entrées/sorties. Je fais partie d’une vraie chaîne qui sauve des vies. Car si nous manquons, par exemple, de réactifs, nous ne pouvons pas analyser les poches de sang pour les sécuriser et les malades ne les auront pas. Il a fallu particulièrement veiller aux stocks durant la crise sanitaire car tous les aéroports tournaient au ralenti. Et c’est difficile d’en faire venir d’urgence. Tout au long de l’épidémie et du confinement, mes voisins me saluaient d’ailleurs différemment, plus chaleureusement. Ils ne m’applaudissaient pas mais ils me souriaient. Ce métier, j’en suis fier car ça n’a rien à voir avec le même poste ailleurs. Au bout de la chaîne, il y a des malades et pas juste des consommateurs. »

« EN CHARGE DES STOCKS DE RÉACTIFS, JE FAIS PARTIE D’UNE CHAÎNE QUI SAUVE DES VIES. C’EST UN MÉTIER PASSIONNANT. »

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plateformes pharmaceutiques de thérapie innovante à l’EFS et 17 unités de thérapie cellulaire

COMME CASSIDY, 5 MILLIONS DE PERSONNES DANS LE MONDE SOUFFRENT DE DRÉPANOCYTOSE. LE TRAITEMENT DE CETTE MALADIE A BESOIN DE LA RECHERCHE POUR AVANCER. LA RECHERCHE EST JUSTEMENT L’UN DES ENGAGEMENTS DE LA DÉPUTÉE AUDREY DUFEU.

AUDREY DUFEU, 40 ANS, DÉPUTÉE DE LOIRE-ATLANTIQUE (8e CIRCONSCRIPTION) – MEMBRE DE LA COMMISSION DES AFFAIRES SOCIALES.

« Évoquer le don de sang, c’est évoquer un geste citoyen qui sauve des vies. Un don à la fois gratuit, anonyme et bénévole. À titre personnel, il me fait tout de suite penser à l’EFS que je connais bien en tant qu’ancienne professionnelle de santé. Un établissement à la gestion sécurisée et une grande qualité de service rendu à tous ceux qui vivent dans notre pays. Un établissement dont la communication à la fois innovante et pédagogique joue beaucoup pour réaffirmer les valeurs citoyennes du don de sang.

Au-delà de cette mission de service public indispensable, je compte sur l’EFS pour aider la recherche française à innover. Notamment en matière de thérapies innovantes qui sont un grand enjeu de santé publique. Prenons un exemple. Les laboratoires privés facturent aujourd’hui une injection de CAR-T cells* plus de 300 000 €, alors qu’elle leur coûte 8 à 10 fois moins cher. L’EFS a sa carte à jouer pour que ce traitement soit accessible à tous, grâce à une recherche et une production académique. J’espère que nous pourrons voter un rapport de faisabilité de cette production académique dans la prochaine loi de finances de la Sécurité sociale. La sanctuarisation des budgets et des missions de santé publique est essentielle, comme la crise actuelle vient encore de le démontrer.

Mon autre combat est la démocratie sanitaire, telle qu’elle est portée par la loi Ma santé 2022, votée en juillet 2019. Pour étendre cette démocratie à la recherche, il faut que les programmes soient étendus à d’autres acteurs que les CHU. Il faut que les centres hospitaliers qui ont aussi des services de recherche puissent travailler avec les CHU et les EFS en région, au sein d’un même groupement hospitalier territorial (GHT). Ce sera l’un des enjeux de la prochaine loi de programmation de la recherche. »

* Médicament de thérapie innovante (MTI) qui soigne certains cancers réfractaires (lymphomes ou myélomes) de façon spectaculaire.

« Je compte sur l’EFS pour aider la recherche française à innover. Notamment en matière de thérapies innovantes qui sont un grand enjeu de santé publique. »

Audrey Dufeu, députée
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Chercheuse à Strasbourg (EFS Grand Est)

« Je travaille sur les mécanismes cellulaires et moléculaires qui gouvernent la biogenèse des plaquettes. Grâce aux connaissances acquises, j’ai pu développer une méthode de culture que l’EFS a brevetée, qui nous permet, à partir de cellules souches du sang circulant, de produire des plaquettes en laboratoire. Nous devrions passer en phase d’étude clinique fin 2021, en transfusant ces plaquettes produites à un volontaire sain pour en évaluer leur capacité de recirculation et leur durée de vie. On espère pouvoir un jour produire des plaquettes de culture à grande échelle. Elles pourraient à terme répondre aux impasses transfusionnelles qui sont parfois encore rencontrées. Mais pas avant dix ou quinze ans. Le temps de la science est long et c’est ce que beaucoup de gens ont compris avec la Covid-19. Alors oui, même si ce ne sont pas les chercheurs qu’on applaudissait pendant le confinement, ça nous a encouragés à poursuivre nos efforts de recherche pour continuer d’accompagner les médecins dans le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. »

« SANS RECHERCHE, ON NE PEUT PAS AVANCER ET SAUVER DES VIES. »

45

minutes, c’est la durée moyenne pour un prélèvement de plasma

COMME ISABELLE, ENVIRON 3 000 PATIENTS SONT DIAGNOSTIQUÉS ATTEINTS D’UNE LEUCÉMIE AIGUË MYÉLOÏDE TOUS LES ANS EN FRANCE. POUR ÊTRE SOIGNÉS, ILS ONT BESOIN QUE DES DONNEURS COMME MAEL ZAYAN SE MOBILISENT.

MAEL ZAYAN, 19 ANS, DONNEUR DE PLASMA RÉGULIER, ÉTUDIANT EN LICENCE D’INFORMATION-COMMUNICATION.

« Je donne mon plasma à peu près tous les 15 jours depuis que je suis majeur ou presque. Pourquoi du plasma et pas du sang total ? Parce que ça me permet de donner plus souvent : toutes les deux semaines au lieu de huit. Mais aussi parce que le plasma est très utile. Il permet de soigner des patients souffrant d’hémorragies graves, des grands brûlés ou des grands blessés, des hémophiles, des enfants ayant peu de défenses immunitaires… Et puis, il sert à fabriquer des médicaments.

Par ailleurs, il se conserve plus longtemps, jusqu’à un an dans sa forme congelée, contrairement aux plaquettes qui doivent être utilisées dans la semaine ou aux globules rouges qui se gardent 42 jours. Alors, même si le prélèvement dure plus longtemps et s’il est plus impressionnant, je préfère donner mon plasma. Il faut en effet compter 40 à 45 minutes, contre 10 à 15 pour un don de sang normal. Et puis il se fait par aphérèse, c’est-à-dire à l’aide d’une machine qui prélève tout mon sang, garde le plasma, puis me réinjecte les plaquettes et les globules rouges. Autour de moi, peu d’étudiants donnent leur sang, certains parce qu’ils ont peur des aiguilles, d’autres parce qu’ils n’y pensent pas.

J’essaye de les convaincre que c’est aussi indolore qu’une prise de sang et que c’est utile. D’ailleurs, la dernière fois, j’y suis allé avec une amie, pour lui prouver à quel point c’était simple : il suffit de prendre rendez-vous par téléphone ou d’utiliser l’appli, puis de se rendre à la maison du don ou dans un des “camions” de collecte mobile, sur le site de la fac, par exemple. Elle a pu se rendre compte, comme moi à chaque fois que je donne mon sang, à quel point les infirmiers, médecins et bénévoles sont accueillants et souriants. Comme moi, elle s’est ensuite sentie vraiment utile. Depuis peu, on m’a demandé de donner aussi parfois mon sang total parce qu’il est particulièrement recherché. Ce qui ne m’empêchera pas de continuer aussi à donner mon plasma. »

« J’essaye de convaincre les autres étudiants que c’est aussi indolore qu’une prise de sang et que c’est utile. »

Mael Zayan, donneur
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Responsable contrôle qualité pour les produits de thérapie cellulaire et MTI à Toulouse (EFS Occitanie)

« Sans les produits de thérapie cellulaire, les patients atteints de certains cancers, comme la leucémie, seraient condamnés. La greffe de cellules souches issues de la moelle osseuse, qu’on congèle et puis qu’on leur transfuse de façon concentrée, fait partie du traitement de ces maladies. Notre laboratoire met aussi au point des médicaments de thérapie innovante (MTI). Le protocole ACellDREAM, à base de cellules souches du tissu adipeux, en fait partie. Il est actuellement en phase 2 d’étude clinique. Grâce à ces médicaments, certains patients diabétiques dont les membres inférieurs sont parfois très atteints, ne sont pas amputés car leurs vaisseaux se régénèrent. À l’EFS, on a la chance de pouvoir travailler sur ce type de projet innovant. Et j’en suis fière. »

« GRÂCE À NOS PRODUITS DE THÉRAPIE CELLULAIRE ET MTI, CERTAINS PATIENTS ATTEINTS DE CANCERS OU D’AUTRES PATHOLOGIES PEUVENT ÊTRE SOIGNÉS. »

76 000

donneurs accueillis et 750 collectes organisées chaque année par l’Union départementale (UD) de l’Isère

À LA SUITE D’UN ACCIDENT CARDIOVASCULAIRE, JOËL A EU BESOIN DE CINQ POCHES DE SANG POUR ÊTRE SAUVÉ. RECEVEUR, IL EST AUSSI BÉNÉVOLE, COMME JANINE BARBIER, ENGAGÉE POUR LE DON DE SANG DEPUIS TREIZE ANS.

JANINE BARBIER, 67 ANS, BÉNÉVOLE, PRÉSIDENTE DE L’UNION DÉPARTEMENTALE DES DONNEURS DE SANG DE L’ISÈRE ET PRÉSIDENTE DE L’AMICALE DES DONNEURS DU SAINT-EYNARD.

« Bénévole dans une association de donneurs depuis treize ans, j’ai été plongée dans cet univers toute petite. Quand elle allait donner son sang, ma maman nous emmenait avec mon frère et mes soeurs. Mes parents étaient arrivés d’Italie en 1952 et pour notre famille, c’était une façon de remercier le pays qui nous avait accueillis, et de nous intégrer. Mon premier don, je l’ai d’ailleurs fait dans la même association que celle dont je suis présidente aujourd’hui. C’était il y a trente ans.

J’ai commencé comme simple bénévole, puis responsable de secteur. Notre rôle est de recruter des donneurs en annonçant les collectes et en parlant autour de nous, puis d’organiser les salles pour faciliter l’installation des équipes de l’EFS et, enfin, d’accueillir les donneurs le jour J. Nous prenons soin des primo-donneurs, en leur expliquant comment ça se passe et en leur présentant l’éthique du don en France. Ensuite, à la fin du prélèvement, nous les accompagnons à la Pause A+. Il s’agit d’un rôle essentiel. D’ailleurs, dans les communes où les associations périclitent, les collectes baissent. Notre union départementale compte aujourd’hui plus de 76 000 donneurs et 750 collectes par an.

En tant que présidente de l’Union départementale, je sillonne le département plusieurs fois par mois, pour rencontrer les différentes amicales, notamment lors de leurs assemblées générales. C’est l’occasion pour moi d’insister sur nos deux priorités : l’autosuffisance et l’éthique. C’est aussi lors de ces rencontres que je réexplique comment fonctionne la chaîne transfusionnelle. Car le travail de qualification et de préparation que nécessitent les poches de sang prélevées n’est pas toujours bien connu. Sur le plan éthique, je défends farouchement la gratuité du don et le service public parce qu’il permet à tous d’accéder aux produits sanguins. Par exemple, à partir du plasma des donneurs, le Laboratoire français de Fractionnement et des Biotechnologies (LFB) fabrique des médicaments pour différentes maladies dont des maladies orphelines. Sans les gestes altruistes de tous ces donneurs et des partenaires associatifs et institutionnels de l’EFS, les patients ne pourraient pas être soignés. »

« Je sillonne le département pour rencontrer les différentes amicales. L’occasion d’insister sur nos deux priorités : l’autosuffisance et l’éthique. »

Janine Barbier, bénévole
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Technicien de préparation de PSL à Bois-Guillaume (EFS Hauts-de-France - Normandie)

« Mon travail consiste à traiter les dons pour en séparer les composants, en isolant le plasma, les globules rouges et les plaquettes. Le premier sera congelé, les seconds conservés au frais, et les derniers seront assemblés par huit pour fabriquer un concentré de plaquettes transfusable. Des analyses sont menées, en parallèle, pour sécuriser les dons. Toutes ces opérations sont tracées, garantissant ainsi la sécurité transfusionnelle. Le tout est fait le plus rapidement possible pour fournir nos hôpitaux. C’est une grande fierté de travailler pour un établissement public au service des patients et avec des donneurs qui ont toujours su répondre présent bénévolement. Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015 comme après l’épidémie liée à la Covid-19. »

« MÊME SI ON NE CONNAÎT PAS LES MALADES, ON EST FIERS QUE NOS POCHES SAUVENT DES VIES. GRÂCE À L’EFS, QUI POURSUIT UNE MISSION DE SERVICE PUBLIC, ET AVEC DES DONNEURS QUI ONT TOUJOURS ÉTÉ LÀ. »